Le développement d’une start-up à vocation mondiale passe par les États-Unis

Découvrez mon nouvel ouvrage, Made In Sillicon Valley : Du numérique en Amérique via mon analyse sur la nécessité des start-up à penser leur développement international depuis les USA.

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Start-Up Made in Silion valley David Fayon Digitools

La France a des talents, des idées, des formations de qualité. De nombreuses start-up naissent et il existe à cet égard un bon engouement depuis quelques années comme illustré dans la communication du label French Tech.

Un constat : l’omnipotence de l’Amérique du Nord sur la scène numérique

Toutefois nous buttons sur le développement pour exister sur la scène internationale où règnent les « 9 fantastiques », à savoir les GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) et les NATU (Netflix Airbnb Tesla Uber).Gafam Natu Digitools.io

Tel un tsunami digital, ils happent tout sur leur passage, ont du cash (les GAFAM) et absorbent de nombreuses start-up prometteuses de toute nationalité pour des montants parfois mirobolants.

Mais ceci ne concerne que les couches hautes. Il ne faudrait pour autant pas occulter les acteurs moins visibles comme Intel, Cisco ou même HP et Dell et tout le terreau favorable à l’éclosion de start-up en Amérique du Nord où les licornes sont légion (Square, Snap, etc.).

En face, seule l’Asie (avec la Corée du Sud, la Chine, Taïwan, le Japon, Singapour notamment) est un challenger qui monte. Et malheureusement l’Europe décline relativement dans le secteur numérique stratégique pour l’économie et les emplois de demain.

En effet, Viadeo et Dailymotion n’ont pas su devenir des acteurs internationaux avec une véritable stratégie mainstream comme ont su le faire les Américains LinkedIn et YouTube désormais propriété de Microsoft et d’Alphabet (Groupe Google).

D’autres acteurs français considérés comme des réussites se sont fait racheter, par exemple Priceminister par le japonais Rakuten.

Le relais étasunien pour passer à l’échelle et peser mondialement

Les États-Unis constituent un marché homogène de 325 millions de personnes avec une unicité de langue et une plus grande consommation unitaire en technologie que l’Europe. La puissance du capital-risque est sans égal pour lever des fonds.

Toute start-up française prometteuse a intérêt tôt ou tard de se poser la question d’adresser le marché américain qui est un tremplin pour le marché mondial. Certes à San Francisco et dans la Silicon Valley ou encore à New York, le coût de la vie est très cher mais c’est là que la coopétition avec les majors du numérique se déroule.

Criteo, 4e société française à être introduite au Nasdaq ou encore Sigfox l’ont compris et ont ouvert des bureaux ici.

Les États-Unis, c’est aussi la capacité à croître très rapidement pour devenir le leader sur un marché et penser à la rentabilité de l’audience ensuite. Ce fut le cas d’Amazon, de Facebook et désormais vraisemblablement de Snap. Ceci passe par le développement d’une application qui devient ensuite plateforme avec des APIs ouvertes, etc. pour qu’un écosystème viennent développer autour.

Des nécessaires réflexes et une culture à acquérir

Pour cela, plusieurs préalables sont nécessaires, une appréhension du marché américain, de sa culture, de ses codes, ce qui ne s’improvise pas, savoir réseauter, apprendre à pitcher une idée ou sa start-up en 2 minutes pour attirer les business angels et les capital-risqueurs.

Mais aussi la façon de travailler des Américains qui sont « objectives driven », travailler en mode transversal avec les compétences clés (marketing, développeurs, designers) parfois dans des plateaux projet ou espace de co-working et avec une grande porosité entre le monde de la recherche et les universités, de l’entreprise, les investisseurs et même l’armée (c’est le cas en Israël, la start-up nation qui a vu par exemple Waze et plus récemment Mobileye se faire racheter pour des montants considérables).

C’est tout un système à reformater sans pour autant renier notre culture, il s’agit plus de comprendre les deux mondes et d’interagir de façon efficiente en connaissance de cause.

Découvrir le livre Made In Silicon Valley

Toutes ces éléments sont décrits dans le livre Made in Silicon Valley : Du numérique en Amérique qui arrive le 9 juin.

« Il était une fois… le numérique. Pour quiconque s’intéresse à l’entrepreneuriat, les États-Unis restent une terre mythique : quels enseignements les entreprises françaises peuvent-elles tirer du dynamisme américain ? Quelles sont pour elles les « ubérisations » et les innovations possibles ? De quoi peuvent s’inspirer les dirigeants français pour assurer leur transformation digitale ? Quelles sont les bonnes pratiques transposables ? »